Medecins du monde

Approche participative en santé à Sidi Bouzid : Phase 1 

L’approche participative pour une amélioration de l’accès aux soins dans les régions défavorisées
Phase 1

Janvier 2016 à Décembre 2018

 

 

Gouvernorat de Sidi Bouzid

et Gafsa

 

Union Européenne

Sidi Bouzid fait partie des régions les plus défavorisées du pays, où les indicateurs sanitaires sont les plus faibles. La population, qui s’est soulevée en 2011 pour accéder à ses droits fondamentaux, souffre encore aujourd’hui d’un problème majeur : le manque d’accès aux soins de qualité.

Pour Médecins du Monde, les citoyens doivent prendre conscience de leurs droits sanitaires, et veiller en concertation avec les autorités locales, à leur application. Le projet s’inspire de l’expérience menée depuis 2013 à Gafsa et vise à mettre en œuvre une approche participative en santé à Sidi Bouzid, afin d’assurer l’adhésion des populations aux principes démocratiqus et de garantir la paix sociale.

La démocratie au service de la santé, la santé au service de la démocratie, durablement

Décentralisation

Allocation des ressources, les leviers du changement

Identifier:

Identification les besoins en santé

Deux plateformes participatives rassemblant les autorités sanitaires locales et les représentants de la société civile ont été mises en place : l’une consacrée à la santé sexuelle et reproductive, l’autre à la gouvernance de la santé. A partir de diagnostics de la situation locale, établis à partir d’enquêtes, d’études et d’audits, les plateformes ont élaboré des plans stratégiques. 

Leur mise en œuvre est suivie tout au long du projet par des comités de pilotage mixtes, composé d’autorités sanitaires et non sanitaires, de députés de l’Assemblée des Représentants du peuple, de prestataires de santé des secteurs publics et privés, d’organisations de la société civile, de représentants de la Faculté de Médecine de Sousse, partenaires du projet.

Améliorer les soins de santé maternelle et infantile

Deux femmes sur trois à Sidi Bouzid ne bénéficient pas d’un suivi correct de leur grossesse, et une sur dix accouche à domicile, du fait de nombreux obstacles. Le projet vise à renforcer les maternités et les centres de santé de base, en mettant l’accent sur le renforcement de capacité du personnel soignant et administratif en management, en gestion par objectifs et selon les performances, mais aussi en communication avec le patient et entre professionnels de la santé. En parallele les maternités bénéficient d’équipement en matériel médical et non médical, et d’une mise à niveau de la qualité selon les normes en vigueur grace à des formations continue en gynéco-obstétrique et à une mise en réseau avec les experts. Une journée de périnatalité est organisée chaque année, et des liens sont étalies entre les différents niveaux de soins.

Pour que les femmes accèdent elles-mêmes à leur droit à la santé, l’accent est mis sur la santé communautaire avec la formation d’un pool d’animatrices communautaires et de formatrices en éducation communautaire, pouvant sensibiliser les femmes aux enjeux de la santé maternelle.

Les organisations de la société civile ainsi que les journalistes sont formés pour se mobiliser en faveur de l’amélioration de l’accès et de la qualité des soins, à travers le plaidoyer et la sensibilisation du grand public à l’importance d’une politique  périnatale cohérente et en adéquation avec les conventions internationales. . 

Améliorer la gouvernance et promouvoir la décentralisation

Le projet vise à sensibiliser et former les services de santé à l’importance de l’accueil, de l’écoute et de la communication avec les patient-e-s, étape primordiale pour retrouver la confiance dans le système de santé.  Le personnel de santé et les organisations de la société civile sont également sensibilisés sur les questions de gouvernance en santé et sur le rôle de la décentralisation comme outil de gouvernance, à travers des formations et des rencontres/débats mobilisant les médias.

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